Paroisse Saint Martin du Vignogoul

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Eglise catholique en France




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  • Site portail de l’Eglise catholique en France
    http://www.eglise.catholique.fr/

    Ce site officiel renvoie vers les diocèses, les services et les mouvements de l’Eglise catholique en France. Il diffuse des informations institutionnelles.


    • La Vierge Marie, cœur de l’hymne des JMJ

      La Vierge Marie est placée au coeur de l’hymne officiel des JMJ de Panama. Cet hymne, caractérisé par une rythmique typique de la culture panaméenne, reprend le thème des JMJ de Panama choisi par le Pape « que tout m’advienne selon ta parole » (Lc. 1. 38).
      Ce chant de louange composé en espagnol par Abdiel Jiménez, un jeune panaméen, a été traduit en français par la Communauté du Chemin Neuf. Dans la version française comme dans la version originale, la Vierge Marie est omniprésente. Elle est présentée aux jeunes pèlerins comme un modèle à suivre pour les aider dans leurs choix de vie, dans leur discernement vocationnel.
      «Comme Marie a dit oui à l’ange Gabriel, accueillons le projet du Seigneur. »
      « Comme Marie se rend disponible dans l’amour, nous serons pèlerins de l’Évangile »
      Le Pape François lui-même ne cesse d’encourager les jeunes à se rapprocher de la Vierge Marie, à la choisir comme guide et à se laisser conduire par elle à son Fils. « Comme vous le savez déjà, nous avons voulu nous faire accompagner dans ce cheminement par l’exemple et par l’intercession de Marie, la jeune fille de Nazareth que Dieu a choisie comme Mère de son Fils. Elle marche avec nous vers le Synode et vers les JMJ du Panama. » (extrait du message du pape pour la JMJ de 2018).
      Ces JMJ de Panama viendront couronner un vaste parcours marial proposé par le Pape François aux jeunes depuis plusieurs années. De 2014 à 2016, les thèmes des JMJ nous ont donné à réfléchir sur les béatitudes évangéliques, de 2017 à 2019, ce sont les vertus théologales et la Vierge Marie qui nous sont proposées comme guide spirituel.

      C’est bien sur la Vierge Marie qui fait le lien entre ces deux thèmes. Qualifiée de bienheureuse par toutes les générations, elle incarne les béatitudes : « Oui, désormais, toute les générations me proclameront bienheureuse, parce que le Seigneur a fait pour moi des grandes choses » (Lc 1, 48).

      Découvrir l’hymne des JMJ de Panama

      Version karaoké de l’hymne

      La playlist des hymnes JMJ

      Télécharger la partition de l’hymne


      sujet : JMJ, JMJ Journées mondiales de la Jeunesse, jmj panama

    • Intention de prière du pape François pour août 2018

      Intention de prière : Les familles

      Prions pour que les décisions économiques et politiques protègent les familles comme trésor de l’humanité.

      Prier au coeur du monde consacre son numéro à cette intention

      Le mois d’août est, pour la plupart des familles, le temps heureux des vacances. C’est un temps privilégié pour vivre des moments gratuits ensemble et redécouvrir que la famille est un trésor. Mais ce cadeau est fragile et doit être protégé de tout ce qui peut l’agresser et le défigurer (pauvreté ou au contraire surconsommation, ruptures, lois bioéthiques…). Prions pour que, partout dans le monde, des choix économiques et politiques soient faits pour le bien des familles, véritable trésor de l’humanité.
      « Je voudrais dédier à la famille une pensée spéciale. Le droit de former une famille, en tant qu’ « élément naturel et fondamental de la société [qui] a droit à la protection de la société et de l’Etat » (Déclaration universelle des droits de l’homme) est en effet reconnu par la Déclaration de 1948 elle-même.  Malheureusement, on sait comment, surtout en Occident, la famille est considérée comme une institution dépassée. A la stabilité d’un projet définitif, on préfère de nos jours des liens fugaces. Mais une maison construite sur le sable des relations fragiles et instables ne tient pas. Il faut plutôt une roche, sur laquelle ancrer des bases solides. Et la roche est précisément cette communion d’amour fidèle et indissoluble, qui unit l’homme et la femme, une communion qui a une beauté austère et simple, un caractère sacré et inviolable et une fonction naturelle dans l’ordre social. (cf Paul VI, Discours à l’occasion de la visite à la Basilique de l’Annonciation, Nazareth, 1964)
      Je juge par conséquent urgent  qu’on entreprenne  de réelles politiques de soutien aux familles, dont par ailleurs dépendent l’avenir et le développement des États. Sans cette politique en effet, on ne peut pas construire des sociétés en mesure d’affronter les défis de l’avenir. »
      Discours du Pape François à l’occasion des vœux du Corps diplomatique accrédité près le Saint Siège – Lundi 8 janvier 2018 (extrait)


      sujet : économie, famille, politique

    • Sainte Marie de La Antigua, figure spirituelle des JMJ de Panama

      Le 25 mars 2018, dans son message à l’occasion de la XXXIIIe Journée Mondiale de la Jeunesse, le pape François rappelait combien était essentielle la figure de Marie, à laquelle il avait été confié « une tâche importante précisément parce qu’elle était jeune ». Sainte Patronne du Panama,  Notre Dame  de la Antigua a donc été offerte aux jeunes pèlerins des JMJ comme guide spirituelle.

      De la libération de Séville à la consécration de Panama
      Les visiteurs de la mosquée-cathédrale de Séville, en Espagne, peuvent admirer un portrait de la Vierge Marie portant l’Enfant Jésus, sur lequel elle pose tendrement le regard. En sa main droite, elle tient une rose. Au-dessus d’elle, deux anges s’apprêtent à couronner son front voilé, tandis qu’un troisième déroule un parchemin sur lequel on peut lire “Ecce María venit ad Templum” (“Voici Marie, venue au Temple”, en latin ; c’est une allusion à la fête de la Purification). A ses pieds, une femme à genoux la prie. L’auteur de cette peinture murale d’influence byzantine demeure inconnu. Cette image de la Vierge est appelée Sainte Marie La Antigua (L’Antique, en espagnol), car elle figure sur l’unique mur de l’ancienne cathédrale de Séville qui a été conservé pour la construction de la mosquée-cathédrale.
      La vénération de Sainte Marie l’Antique trouve son origine au siège de Séville, quand le roi Ferdinand III de Castille se prosterna devant la Vierge des Rois pour implorer son secours. La Vierge l’appela alors par son nom et lui dit :

      Tu as une constante protection en mon image de La Antigua, celle que tu aimes beaucoup et qui est à Séville.

      Et la Vierge lui promit la victoire. Après cela, un ange l’escorta à travers la ville jusqu’à la mosquée-cathédrale. L’image était masquée par un mur, qui devint transparent. Ferdinand III put ainsi contempler l’image de la Vierge avant de rejoindre son campement, toujours protégé par l’ange.
      Lorsque les espagnols firent cap vers les Caraïbes en 1510, ils emportèrent avec eux des images de Sainte Marie La Antigua qui devait les mener à bon port. Lorsque les indigènes opposèrent leur résistance à l’installation des espagnols dans la région de Daríen, Vasco Núñez de Balboa et Martín Fernández de Enciso promirent à la Vierge Marie de donner son nom à un village si elle leur donnait la victoire. Une chapelle fut élevée à l’emplacement de la maison du chef des indigènes, faisant de Sainte Marie La Antigua le premier vocable porté à Panama. En 1524, il donna son nom au diocèse de Panama.
      Le 9 septembre 2000, la Conférence Episcopale de Panama a proclamé officiellement Sainte Marie La Antigua Patronne de la République de Panama. La Congrégation pour le Culte Divin et la Discipline des Sacrements a confirmé en 2001 Sainte Marie La Antigua comme patronne de l’archidiocèse de Panama.
      Source : Article rédigé par le groupe des Pèlerins de la Mer
      Plus d’informations : https://jmjalavoile.com/


      sujet : JMJ, JMJ Journées mondiales de la Jeunesse, jmj panama

    • Mgr Jérôme Beau, nommé archevêque de Bourges

      Le Pape François a nommé ce mercredi 25 juillet, Mgr Jérôme Beau, archevêque de l’archidiocèse de Bourges, il était jusqu’à présent évêque auxiliaire de Paris. Mgr Armand Maillard est nommé administrateur apostolique pour gouverner l’archidiocèse de Bourges, jusqu’à la prise de possession canonique de son successeur.
      Ordonné en 1984 pour l’archidiocèse de Paris, Mgr Jérôme Beau fut vicaire à la paroisse Notre-Dame de Lorette et aumônier du lycée Edgar-Quinet et Jacques-Decour (1984-1989) ; vicaire à la paroisse Saint-Denys du Saint-Sacrement et directeur au Séminaire diocésain de Paris (1989-1993) ; aumônier diocésain du Mouvement Eucharistique des Jeunes (1990-1993). Entre 1993 et 2001, il fut curé de la paroisse Saint-Séverin ainsi que directeur au séminaire diocésain de Paris et responsable de la Maison Saint-Séverin. Mgr Beau fut ensuite supérieur du Séminaire diocésain de Paris et délégué diocésain pour les séminaristes (2001-2006). Depuis 2003, il était directeur de l’Œuvre des vocations. De 2004 à 2006, il fut membre du collège des consulteurs (2004-2006).
      Depuis 2006, Mgr Beau était évêque auxiliaire et vicaire général de l’archidiocèse de Paris. Il était également responsable de la formation (depuis 2006) et Président du Collège des Bernardins (depuis 2008).
      Au sein de la Conférence des évêques de France, Mgr Beau est Président de la Commission épiscopale pour les ministres ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale (CEMOLEME).
      L’installation de Mgr Beau aura lieu le dimanche 23 septembre 2018 en la cathédrale de Bourges.
       

       

      Contacts presse
      Diocèse de Bourges : M. François Chasseriau – 06 68 86 34 37
      communication@diocese-bourges.org

      Diocèse de Paris : Mme Karine Dalle – 06 65 87 31 09
      kdalle@diocese-paris.net


      sujet : a la une, Communiqué de presse

    • Décès de Mgr Pierre Pican, évêque émérite de Bayeux-Lisieux

      Mgr Pierre Pican, s.d.b., évêque émérite du diocèse de Bayeux-Lisieux, de 1988 à 2010, est décédé dans sa 84ème année, ce lundi 23 juillet 2018.
      Né le 27 février 1935, Mgr Pican fit sa profession religieuse chez les salésiens puis fut ordonné prêtre le 24 avril 1966. En mars 1988, il fut nommé évêque coadjuteur de Mgr Jean Badré et devient évêque titulaire du diocèse de Bayeux-Lisieux en novembre de la même année.
      À Rome, il fut membre Conseil pontifical pour les laïcs. Au sein de la Conférence des évêques de France, Mgr Pican était en charge de l’accompagnement des prêtres aînés.
      Le lieu, la date et l’heure des funérailles de Mgr Pican seront communiqués ultérieurement.


      sujet : Communiqué de presse

    • Commentaires du dimanche 29 juillet

      Commentaires de Marie-Noëlle Thabut,
      dimanche 29 juillet 2018
      17éme dimanche du temps ordinaire

      1ère lecture
      Psaume
      2ème lecture
      Evangile

      PREMIERE LECTURE – deuxième livre des Rois 4, 42 – 44
      En ces jours-là,
      42 Un homme vint de Baal-Shalisha et,
      prenant sur la récolte nouvelle,
      il apporta à Elisée, l’homme de Dieu,
      vingt pains d’orge et du grain frais dans un sac.
      Elisée dit alors :
      « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent. »
      43 Son serviteur répondit :
      « Comment donner cela à cent personnes ? »
      Elisée reprit :
      « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent,
      car ainsi parle le SEIGNEUR :
      On mangera et il en restera. »
      44 Alors, il le leur donna, ils mangèrent,
      et il en resta, selon la parole du SEIGNEUR.

      LES NOMBREUX MIRACLES D’ELISEE
      Elisée a été prophète dans le Royaume du Nord, entre 850 et 800 av.J.C. environ. Son histoire se lit comme un roman : on la trouve pour la plus grande part dans le deuxième livre des Rois ; Elisée est le successeur du grand prophète Elie, il est son fils spirituel ; et, d’ailleurs, les auteurs bibliques lui attribuent des pouvoirs semblables à ceux du grand prophète.
      Voici comment, bien plus tard, vers 200 av.J.C, le livre du Siracide résume sa vie : « Lorsqu’Elie eut été caché dans le tourbillon, Elisée fut rempli de son esprit. Ses jours durant, il ne fut ébranlé par aucun chef et personne ne put lui en imposer. Rien n’était trop difficile pour lui… Pendant sa vie il fit des prodiges, même après sa mort ses oeuvres furent merveilleuses. » (Si 48, 12-14).
      Elisée n’a pourtant pas laissé d’écrits mais ses miracles et ses paroles de feu ont visiblement marqué la mémoire d’Israël ; familier des rois, il ne mâchait pas ses mots : apparemment, sa liberté de parole était totale parce qu’il était reconnu comme « un homme de Dieu » (2 R 3, 12). Et, malheureusement, il trouvait bien souvent à redire car, de son vivant, l’idolâtrie n’a jamais cessé dans le Royaume du Nord. Il lui est arrivé, plus d’une fois, de se mêler de politique, d’ailleurs, quand il s’agissait de favoriser un roi disposé à respecter l’Alliance. C’est ainsi, qu’un beau jour, il a tranquillement profité du déplacement du roi (Achazias) pour en faire sacrer bien vite un autre à sa place (Jéhu) !
      Mais cet « homme de Dieu » doit principalement sa célébrité à ses nombreux miracles : deux d’entre eux nous sont proposés ailleurs dans la liturgie : la naissance du fils de la Shunamite (2 R 4, 8-16) et la guérison du général syrien lépreux, Naaman (2 R 5). Mais il y en a bien d’autres ; à commencer par son premier geste, celui qui lui permit de se faire respecter comme porte-parole de Dieu : il ouvrit les eaux du Jourdain et traversa à pied sec (2 R 2, 14), comme Josué l’avait fait pour le peuple, lors de l’entrée dans la terre Promise (Jos 3), comme Elie lui-même venait de le faire devant lui (2 R 2, 8) ; je vous rappelle brièvement quelques autres des miracles d’Elisée dans l’ordre du récit du livre des Rois : quand les eaux de Jéricho devinrent mauvaises et frappèrent le peuple et les troupeaux de stérilité, c’est lui qu’on appela, et il les assainit (2 R 2, 19) ; il intervint à plusieurs reprises en faveur de la famille de Shunam qui l’avait hébergé, en particulier il ressuscita l’enfant (2 R 4 et 8). Pour finir, on ne parle pas souvent du miracle de l’huile, bien joli pourtant : une veuve pauvre, poursuivie par des créanciers, était sur le point de se faire enlever ses deux fils pour en faire des esclaves ; elle appela Elisée au secours ; celui-ci lui dit : « Que puis-je faire pour toi ? Dis-moi, que possèdes-tu chez toi ? » Elle répondit : « Je n’ai plus rien chez moi, si ce n’est un peu d’huile pour me parfumer. » C’était dire son extrême pauvreté : étant en deuil, elle ne se parfumait plus et avait rangé l’huile dans son placard, c’était la seule chose qui lui restait. Il n’en fallait pas davantage à l’homme de Dieu : il lui dit : « Va emprunter des vases chez tous tes voisins, des vases vides, le plus que tu pourras… Puis verse ton huile à parfumer dedans. » Vous devinez la suite : elle remplit autant de vases qu’elle put en trouver, l’huile coulait toujours. Elle n’eut plus qu’à vendre son huile pour payer ses dettes (2 R 4, 1-7).
      CHARITE BIEN ORDONNEE… NE COMMENCE PAS PAR SOI-MEME
      Venons-en à la multiplication des pains qui est notre première lecture de ce dimanche. Encore une fois, Elisée agit dans un contexte de pauvreté : grâce aux historiens, on sait que le royaume d’Israël a connu plusieurs fois la famine après une période de sécheresse. Ceci dit, la raison raisonnante n’est pas de son côté : on ne sait pas très bien quelle taille faisaient les vingt pains d’orge, mais il faut croire qu’ils étaient notoirement insuffisants, puisque, très sagement, et dans les meilleures intentions du monde, son serviteur a cherché à le dissuader : « Comment donner cela à cent personnes ? » sous-entendu « charité bien ordonnée commence par soi-même ». Mais la foi, la vraie, est têtue : sans désemparer, et sans changer un seul mot, d’ailleurs, Elisée répète « Donne-le à tous ces gens pour qu’ils mangent » ; cette fois, pourtant, il s’explique : « car ainsi parle le SEIGNEUR : On mangera, et il en restera. » Le serviteur n’a plus qu’à obéir, car, visiblement, Elisée ne puise pas son audace en lui-même. Comme toujours, il y a la voix de la raison humaine… et l’autre, celle qui sait que « Le SEIGNEUR est proche de ceux qui l’invoquent, de tous ceux qui l’invoquent en vérité », comme dit le psaume de ce dimanche (Ps 144/145).
      Quelques remarques, pour terminer, sur le miracle lui-même : dans tous les récits de miracles, qu’ils soient de l’Ancien ou du Nouveau Testament, on retrouve quatre éléments, toujours les mêmes : premièrement, un vrai besoin : la maladie, le handicap, la mort, ou encore la famine (ici), …
      Deuxièmement, un geste libre : ici, quelqu’un a pris du pain sur sa récolte, en temps de famine, justement ;
      troisièmement, le recours à celui qui est considéré comme l’envoyé de Dieu : ici, Elisée ; les pains lui sont offerts, parce qu’il est reconnu comme l’homme de Dieu : on nous précise que ce sont des pains de prémices, (littéralement, de la récolte nouvelle) c’est-à-dire l’offrande liturgique.
      enfin, quatrièmement, la foi dans l’intervention du Seigneur : contre l’avis de son serviteur, Elisée maintient sa décision. La sollicitude de Dieu lui a donné raison !
      La morale de cette histoire ? Charité bien ordonnée… ne commence pas par soi-même !

      PSAUME – 144 (145), 10-11, 15-16, 17-18
      10 Que tes oeuvres, SEIGNEUR, te rendent grâce
      et que tes fidèles te bénissent !
      11 Ils diront la gloire de ton règne,
      ils parleront de tes exploits.
      15 Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
      tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;
      16 tu ouvres ta main ;
      tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.
      17 Le SEIGNEUR est juste en toutes ses voies,
      fidèle en tout ce qu’il fait.
      18 Il est proche de ceux qui l’invoquent,
      de tous ceux qui l’invoquent en vérité.

      UN PSAUME « ALPHABETIQUE »
      On ne pouvait pas trouver mieux que ce psaume 144/145 pour faire écho à la première lecture de ce dimanche ! Le prophète Elisée multipliant les pains en période de famine avait été l’instrument de la bonté de Dieu : « Les yeux sur toi, tous ils espèrent : tu leur donnes la nourriture au temps voulu ; Tu ouvres ta main ; tu rassasies avec bonté tout ce qui vit. » Ce psaume est le cri de la reconnaissance et de l’action de grâce : « Que tes oeuvres, SEIGNEUR, te rendent grâce et que tes fidèles te bénissent ! »
      Au passage, vous avez remarqué le parallélisme d’une ligne à l’autre de chaque verset : il est particulièrement accentué ; cela vaudrait la peine de le lire à deux voix ou deux choeurs alternés.
      « Que tes oeuvres, SEIGNEUR, te rendent grâce // et que tes fidèles te bénissent !
      Ils diront la gloire de ton règne // ils parleront de tes exploits.
      Les yeux sur toi, tous ils espèrent // tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;
      Tu ouvres ta main // tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.
      Le SEIGNEUR est juste en toutes ses voies // fidèle en tout ce qu’il fait.
      Il est proche de ceux qui l’invoquent // de tous ceux qui l’invoquent en vérité.
      Ils diront la gloire de ton règne // ils parleront de tes exploits. »
      La composition de ce psaume est donc très soignée ; deuxième remarque d’ordre littéraire : si vous vous reportez à votre Bible, vous verrez qu’il est ce qu’on appelle un psaume « alphabétique » : il comprend vingt-deux versets dont chacun commence par l’une des lettres de l’alphabet hébreu selon leur ordre alphabétique. En littérature, c’est ce qu’on appelle un acrostiche. Ici il ne s’agit pas d’une prouesse de style. Utilisé dans la Bible, ce procédé indique toujours que l’objectif principal du psaume est de rendre grâce pour l’Alliance : manière de dire « toute notre vie, de A à Z, (en hébreu de Aleph à Tav) baigne dans l’Alliance, dans la tendresse de Dieu ».
      On ne s’étonne pas que ce psaume figure dans la prière juive de chaque matin : pour le Juif croyant, le matin (l’aube du jour neuf) évoque irrésistiblement l’aube du JOUR définitif, celui du monde à venir, celui de l’Alliance renouvelée… Si nous allons un peu plus loin dans la spiritualité juive, le Talmud (l’enseignement des rabbins des premiers siècles après J.C.) affirme que celui qui récite ce psaume trois fois par jour « peut être assuré d’être un fils du monde à venir ».
      Sur les vingt-deux versets que comporte donc ce psaume, nous n’en avons malheureusement entendu que six, mais toute la découverte biblique de Dieu est dite dans ces quelques lignes. Par exemple, il y a à la fois la grandeur, la gloire, la royauté de Dieu (« que tes fidèles te bénissent ! Ils diront la gloire de ton règne // ils parleront de tes exploits. ») ET sa bonté pour nous, sa proximité : « Il est proche de ceux qui l’invoquent // de tous ceux qui l’invoquent en vérité. »
      DIEU, LE TOUT-AUTRE SE FAIT LE TOUT-PROCHE
      C’est bien l’une des découvertes admirables du peuple d’Israël que d’avoir réussi à articuler avec autant de force ces deux données de la Révélation aussi importantes l’une que l’autre : Dieu est le Tout-Autre (c’est à lui et à lui seul que reviennent le règne, la puissance et la gloire) et en même temps il est le Tout Proche. Si proche que nos larmes coulent sur ses joues comme dit le livre de ben Sirac. Ce n’est pas un roi comme ceux qu’on connaît sur la terre. C’est un roi à la fois tout-puissant et bon : il ne veut que notre bonheur… Voilà la découverte qu’Israël a faite au long de son histoire. Quand on parle de la puissance de ce roi pas comme les autres, on sait que sa puissance n’est qu’amour ; on se souvient de ce que Dieu a dit de lui-même à Moïse : « Le SEIGNEUR est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour » (Ex 34, 6). C’est peut-être le meilleur résumé qu’on puisse donner de toute la révélation biblique.
      Une révélation que le peuple d’Israël qui en fut le premier bénéficiaire ne peut pas et ne veut pas garder pour lui ! Car sa mission, il le sait, est de le chanter assez fort pour que tous le sachent : la richesse de pardon, la tendresse et la pitié du Seigneur, elles sont POUR TOUS !
      « La bonté du SEIGNEUR est pour tous, sa tendresse pour toutes ses oeuvres » dit un autre verset.
      Ici, nous avons bien entendu « Il est proche de ceux qui l’invoquent // de tous ceux qui l’invoquent en vérité. » Cette universalité du projet de Dieu est l’une des grandes découvertes de l’Ancien Testament : Dieu aime toute l’humanité et son projet d’amour, son « dessein bienveillant » concerne toute l’humanité et toute la création.
      Pour terminer, si l’on se rapporte au texte complet de ce psaume, on lui découvre une parenté très grande avec le Notre Père : par exemple, le Notre Père s’adresse à Dieu à la fois comme à un Père ET comme à un roi : un père qui est le Dieu de tendresse et de pitié dont parle ce psaume… un roi dont le seul objectif est le bonheur de tous les hommes. « Notre Père… donne-nous… pardonne-nous… délivre-nous du mal… que ton Règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel … » parce qu’on sait que sa volonté est, comme dit Saint Paul , « que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité ». (1 Tm 2, 4).
      On comprend que ce psaume 144/145 soit devenu la prière du matin du peuple qui le premier a appris à parler à Dieu comme à un père.

      DEUXIEME LECTURE – lettre de Saint Paul aux Ephésiens 4, 1 – 6
      Frères,
      1 moi qui suis en prison à cause du Seigneur,
      je vous exhorte à vous conduire
      d’une manière digne de votre vocation :
      2 ayez beaucoup d’humilité, de douceur et de patience,
      supportez-vous les uns les autres avec amour ;
      3 ayez soin de garder l’unité dans l’Esprit
      par le lien de la paix.
      4 Comme votre vocation vous a tous appelés
      à une seule espérance,
      de même il y a un seul Corps et un seul Esprit.
      5 Il n’y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême,
      6 un seul Dieu et Père de tous,
      au-dessus de tous,
      par tous, et en tous.

      LA VOCATION DE L’UNITE
      Paul est en prison (probablement à Rome) et il sait que tout ne va pas tout seul entre les Chrétiens de sa communauté d’Ephèse : les causes de discorde ne manquent pas, notamment, entre anciens Juifs et anciens païens ; et il y a probablement aussi des risques d’hérésie : en tout cas, on peut le supposer puisque, un peu plus bas, au verset 14, il émet le souhait que « nous ne soyons plus des enfants, nous laissant secouer et mener à la dérive par tous les courants d’idées, au gré des hommes, eux qui emploient leur astuce à nous entraîner dans l’erreur. » C’est probablement pour cela qu’il insiste tant ici à la fois sur l’unité dans le comportement et l’unité de doctrine : « une seule espérance… un seul Corps et un seul Esprit… un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême… un seul Dieu et Père de tous ».
      Mais, comme toujours chez Paul, les recommandations d’ordre moral sont d’abord une leçon de dogme : l’arrière-plan de notre texte d’aujourd’hui, c’est le mystère du projet de Dieu, ce fameux dessein bienveillant, dont nous parlons souvent, et qu’il a décrit dans le premier chapitre ; voici ce passage (c’était notre lecture du quinzième dimanche) : « Dieu nous a fait connaître le mystère de sa volonté, le dessein bienveillant qu’il a d’avance arrêté en lui-même pour mener les temps à leur accomplissement, tout réunir sous un seul chef, le Christ » (traduction TOB).
      Un peu plus bas, dans les versets qui suivent tout juste notre lecture de ce dimanche, il va donner une autre définition du dessein bienveillant : « Au terme, nous parviendrons tous ensemble à l’unité dans la foi et la vraie connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’Homme parfait, à la plénitude de la stature du Christ. »
      « La plénitude de la stature du Christ », cela veut dire quand l’humanité tout entière sera réunie autour de Jésus-Christ, au point de ne faire qu’un avec lui ! Je vous rappelle la très belle image qu’en donnait le Père Teilhard de Chardin : (Avant de vous redire sa phrase, je vous invite à bien entendre la différence entre qu’il marque entre Jésus (de Nazareth) et le Christ au sens du Christ total que nous formons avec lui et qui n’a pas achevé de se former). Voici la phrase du Père Teilhard de Chardin : « Dès l’origine des Choses un Avent de recueillement et de labeur a commencé… Et depuis que Jésus est né, qu’Il a fini de grandir, qu’Il est mort, tout a continué de se mouvoir, parce que le Christ n’a pas achevé de se former. Il n’a pas ramené à Lui les derniers plis de la Robe de chair et d’amour que lui forment ses fidèles … » (Ecrits de guerre – 1916).
      UN SEUL SEIGNEUR, UNE SEULE FOI, UN SEUL BAPTEME
      Je reviens à la lettre aux Ephésiens : c’est à cause de ce grand dessein de Dieu que Paul insiste tellement dans le texte d’aujourd’hui sur l’unité de foi, d’espérance, d’amour : « Votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance… il n’y a qu’un seul Corps et un seul Esprit. Il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous. » Ce projet de Dieu résonne à nos oreilles comme un appel ; Paul fait certainement exprès d’employer trois fois le même mot « appel » (traduit ici par appel, vocation, appeler) : « Je vous encourage à suivre fidèlement l’appel que vous avez reçu de Dieu… votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance ».
      « Suivre fidèlement l’appel reçu de Dieu » : voilà qui dit bien que Dieu cherche des collaborateurs pour son projet ; un appel, c’est une proposition, à laquelle nous sommes libres de coopérer ou non ; par le Baptême, nous avons accepté l’invitation, nous avons accepté d’être embauchés sur le chantier de la construction du projet. Le chantier, c’est le monde entier, le maître d’oeuvre, c’est l’Esprit Saint.
      Au passage, il faut noter que le mot « Eglise » (« ecclesia » en grec), est de la même racine que le mot « appel » ; membres de l’Eglise, nous sommes les appelés du dessein bienveillant de Dieu. Du coup, l’insistance de Paul sur les vertus de patience, humilité, douceur s’explique : nous serons de piètres collaborateurs du dessein bienveillant de Dieu si nous ne sommes pas bienveillants nous-mêmes ! Le modèle, tout simplement, c’est Jésus lui-même, le doux et humble de coeur.
      Bien sûr, toutes ces vertus nous paraissent un programme impossible ! Cela dépasse évidemment nos forces ; mais les contemporains de Paul avaient les mêmes difficultés, disons-nous bien ! D’autre part, ce beau programme, c’est lui qui peut le réaliser en nous, si nous voulons bien ; il faut seulement accepter de reconnaître que nous n’en avons pas la force tout seuls. Mais, avec son aide, nous le pouvons, ou plutôt c’est lui qui peut le réaliser en nous, si nous nous laissons transformer peu à peu par son Esprit d’amour. C’est le moment de se rappeler la phrase de Jésus : « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres que l’on vous reconnaîtra pour mes disciples ! » (Jn 13, 35). Si l’on peut reconnaître l’action de Dieu en nous, ce sera justement parce qu’il nous donne de réaliser des choses humainement impossibles ! Seul l’Esprit de Dieu peut réaliser ce prodige de nous faire vivre dans l’humilité, la douceur, la patience… et il est là le témoignage ! Car, du coup, les gens seront bien obligés d’admettre que l’Esprit de Dieu existe et que c’est lui qui agit en nous !
      Nous il nous est seulement demandé d’avoir cela à coeur ! C’est-à-dire de désirer de toutes nos forces la réalisation du projet de Dieu : « Ayez à coeur de garder l’unité dans l’Esprit. »

      EVANGILE – selon Saint Jean 6, 1 – 15
      En ce temps-là,
      1 Jésus passa de l’autre côté de la mer de Galilée,
      le lac de Tibériade
      2 Une grande foule le suivait,
      parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait
      sur les malades.
      3 Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples.
      4 Or, la Pâque, la fête des Juifs, était proche.
      5 Jésus leva les yeux et vit qu’une foule nombreuse venait à lui.
      Il dit à Philippe :
      « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? »
      6 Il disait cela pour le mettre à l’épreuve,
      car il savait bien, lui, ce qu’il allait faire.
      7 Philippe lui répondit :
      « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas
      pour que chacun reçoive un peu de pain. »
      8 Un de ses disciples, André, le frère de Simon-Pierre, lui dit :
      9 « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge
      et deux poissons,
      mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
      10 Jésus dit : « Faites asseoir les gens. »
      Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit.
      Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes.
      11 Alors Jésus prit les pains,
      et, après avoir rendu grâce,
      il les distribua aux convives ;
      il leur donna aussi du poisson, autant qu’ils en voulaient.
      12 Quand ils eurent mangé à leur faim,
      il dit à ses disciples :
      « Rassemblez les morceaux en surplus,
      pour que rien ne se perde. »
      13 Ils les rassemblèrent, et ils remplirent douze paniers
      avec les morceaux des cinq pains d’orge,
      restés en surplus pour ceux qui prenaient cette nourriture.
      14 A la vue du signe que Jésus avait accompli,
      les gens disaient :
      « C’est vraiment lui le Prophète annoncé,
      celui qui vient dans le monde. »
      15 Mais Jésus savait
      qu’ils allaient venir l’enlever
      pour faire de lui leur roi ;
      alors de nouveau il se retira dans la montagne, lui seul.

      LA PAQUE ETAIT PROCHE
      La réaction de la foule après la multiplication des pains dit bien l’effervescence qui régnait en Israël à l’époque de Jésus ; car on attendait le Messie avec impatience : alors, quand on a vu Jésus guérir les malades, on s’est mis à le suivre ; Jean raconte : « Une grande foule le suivait, parce qu’elle avait vu les signes qu’il accomplissait sur les malades. »
      L’effervescence était particulièrement grande, certainement, dans les jours qui précédaient la Pâque ; cette fête de la libération passée (de l’esclavage en Egypte) préfigurait aux yeux de tous la libération définitive qu’apporterait le Messie. Et si Jean prend la peine de préciser : « La Pâque, la fête des Juifs, était proche », c’est qu’il y a là un élément important de compréhension du récit de la multiplication des pains.
      Dans les dimanches qui viennent, nous aurons l’occasion de mesurer à quel point le mystère pascal est sous-jacent à tout le discours de Jésus sur le pain de vie.
      Pour l’instant, Jésus entraîne la foule vers la montagne : « Jésus gravit la montagne, et là, il était assis avec ses disciples. » Le mot « montagne », en Galilée, près du lac, ne peut être que symbolique (les collines culminent à quelques centaines de mètres) ; sans doute Jean veut-il nous faire entendre que l’heure du banquet messianique annoncé par le prophète Isaïe a sonné : « Le SEIGNEUR, le tout-puissant, va donner sur cette montagne un festin pour tous les peuples, un festin de viandes grasses et de vins vieux, de viandes grasses succulentes et de vins vieux décantés » (Is 25, 6). A cette foule affamée du festin de Dieu, Jésus va offrir le signe que ce jour tant attendu est vraiment là. Car c’est bien lui qui prend l’initiative.
      Il commence par questionner Philippe, l’un des Douze : « Où pourrions-nous acheter du pain pour qu’ils aient à manger ? » Et Jean commente : « Il disait cela pour le mettre à l’épreuve, car lui-même savait bien ce qu’il allait faire. » Sans doute, ici comme ailleurs, l’évangéliste veut-il insister sur la prescience de Jésus ; mais en quoi consiste cette « mise à l’épreuve » des apôtres ? Pour un Juif comme Jean, cette expression est un rappel de l’expérience de l’Exode : car la longue pérégrination dans le Sinaï avait été comprise par la suite comme un temps de « mise à l’épreuve » ; le livre du Deutéronome explique : « Le SEIGNEUR ton Dieu t’éprouvait pour connaître ce qu’il y avait dans ton coeur » (Dt 8, 2). Philippe, lui, n’a peut-être pas compris tout de suite que Jésus en appelait à sa foi, il répond de manière toute humaine, pleine de bon sens : « Le salaire de deux cents journées ne suffirait pas pour que chacun ait un petit morceau de pain. » Et André ajoute : « Il y a là un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons, mais qu’est-ce que cela pour tant de monde ! »
      LE BON SENS… OU LA FOI ?
      A vues humaines, on ne peut pas leur donner tort ! Mais le bon sens, la raison raisonnante ne sont pas toujours bons conseillers. Ont-ils donc oublié, Philippe et André, l’histoire du prophète Elisée (première lecture de ce dimanche) ? Bien intentionné, le serviteur du prophète avait, dans un cas tout à fait semblable, tenu les mêmes propos : un tout petit peu de pain pour cent personnes, ce n’était même pas la peine d’y penser ! Mais Elisée avait passé outre… Jésus fait la même chose, il se contente de dire « Faites-les asseoir. » Pourquoi Jean précise-t-il « qu’il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. » ? Sinon pour faire entendre qu’un « bon pasteur » (encore une image messianique ; cf Jn 10) prend toujours soin d’emmener ses brebis sur un bon pâturage ? « Ils s’assirent donc, au nombre d’environ cinq mille hommes. »
      Les quatre évangiles notent la disproportion entre les cinq pains et les cinq mille hommes (disproportion beaucoup moins accentuée dans la multiplication des pains par Elisée) ; histoire de noter la surabondance des dons messianiques.
      Arrivé là, Jean change de ton : « Alors Jésus prit les pains, et, après avoir rendu grâce, les leur distribua. » On y reconnaît sans peine les mots de la Cène ; Jean, il est vrai, ne relate nulle part l’institution de l’Eucharistie ; (il la remplace par le lavement des pieds, Jn 13) ; mais ici, visiblement, il y fait référence : les chrétiens auxquels il s’adresse comprennent aussitôt que le miracle des pains sur la petite montagne de Galilée est le signe du banquet de l’Eucharistie qu’ils célèbrent chaque dimanche depuis la Résurrection du Christ.
      —————————
      Compléments
      – Après le repas miraculeusement improvisé, on sera tout prêts à croire qu’enfin on a trouvé le Messie : « Les gens disaient : C’est vraiment lui le grand Prophète, celui qui vient dans le monde. »
      – On attendait le retour d’Elie pour les temps messianiques ; le miracle des pains a-t-il suggéré à la foule un rapprochement avec Elie (et la veuve de Sarepta) ?


    • Œuvre Points-Coeur

      Suite aux questions qui lui ont été posées, la Conférence des évêques de France souhaite apporter les explications suivantes concernant des décisions récentes relatives à l’œuvre Points-Cœur, sur la base d’informations confirmées par le diocèse de Fréjus-Toulon qui, avant de communiquer lui-même attend de faire le point avec les responsables de Points-Cœur sur la portée canonique et pastorale de ces décisions.
      –          Thierry de Roucy, fondateur des associations de l’œuvre Points-Cœur a effectivement été renvoyé de l’état clérical par décision du Saint-Siège portée à la connaissance de l’intéressé à la fin du mois de juin 2018.
      –          Par ailleurs, la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique (CIVCSVA) vient aussi de confirmer le décret de l’évêque de Fréjus-Toulon du 6 juillet 2017 supprimant la branche sacerdotale de l’œuvre Points-Cœur, à savoir l’association publique de fidèles cléricale Fraternité Molokaï. Cette suppression est motivée par la désobéissance, le manque de confiance et de sens ecclésial de cette association, sur des sujets importants, ce qui empêche tout dialogue avec l’évêque responsable et enferme l’association dans son auto-référencement.
      L’œuvre Points-Cœur comporte encore deux associations : l’association privée de fidèles qui porte l’activité des Points-Cœur et encadre les volontaires, ainsi que l’association publique en vue de devenir institut de vie consacrée des Servantes de la Présence de Dieu. Ces deux associations sont maintenues et accompagnées dans leurs missions avec toutes les précautions nécessaires.
      –          Les jeunes gens qui envisagent de s’engager comme volontaires dans Points-Cœur ne doivent pas être découragés ni empêchés, dans la mesure où ces volontaires œuvrent effectivement auprès des plus pauvres. Ils doivent cependant être mis au courant des difficultés rencontrées par cette œuvre et des risques d’auto-référencement qu’elle comporte. Ils doivent aussi être alertés sur la situation de son fondateur, dont certains éléments de doctrine spirituelle ont gravement nui aux membres de Points-Cœur. D’après les informations reçues et dans la situation actuelle, le départ de volontaires avec Points-Cœur ne peut être admis que s’il ne s’agit pas de démarches vocationnelles en vue de la vie consacrée ou sacerdotale. La CEF souligne l’appréciation positive des évêques qui accueillent un Points-Cœur, là où les volontaires œuvrent effectivement auprès des plus pauvres.

      Contacts presse

      Constance PLUVIAUD
      constance.pluviaud@cef.fr – 07 62 08 00 59

      Abbé Louis-Marie GUITTON
      louis-marie.guitton@diocese-frejus-toulon.com – 06 67 29 74 01


      sujet : Communiqué de presse

    • Volontaire JMJ, portrait de Barbara Tavares

      Barbara Taveres
      Barbara Tavares, 23 ans, fait partie des jeunes volontaires internationaux qui organisent les JMJ sur place, à Panama. Cette jeune brésilienne, engagée dans la communauté Shalom est en charge de l’équipe des traductions.
      Comme volontaire, vous faites partie de l’organisation des JMJ. Comment êtes-vous arrivée jusqu’au Panama ?
      Je suis missionnaire dans une communauté catholique. À la fin de notre période de formation au sein de la communauté, nous recevons une mission. J’ai appris à ce moment-là que j’étais envoyée au Panama, comme volontaire, pour servir l’Église à travers la préparation des Journées Mondiales de la Jeunesse 2019 avec 4 autres missionnaires de la communauté. En tant que missionnaire qui porte dans son identité et dans sa vocation le désir de communiquer la paix et la joie, aux jeunes tout particulièrement, j’étais très contente que Dieu me conduise au cœur de l’Évangélisation, au service de l’évènement qui rassemble le plus de jeunes au monde.
      Le travail de traduction permettent aux jeunes de saisir l’essence du message des JMJ. Comment portez-vous cette mission ?
      Les JMJ ont été conçues pour les jeunes du monde entier : tous sont invités et nous devons donc nous adresser à chacun. Pour les JMJ, nous avons 5 langues officielles et j’étais la seule volontaire pour coordonner toute cette commission. Quand j’ai reçu cette demande je suis allée parler au Seigneur. Je lui ai dit que je ne me sentais pas capable de porter cette mission. L’image de la Vierge Marie m’est alors venue à l’esprit, elle qui s’est faite petite, qui s’est abandonnée dans les mains du Seigneur avec confiance, qui a fait passer la volonté de Dieu avant toute chose. Inspirée par notre Mère à tous, j’ai voulu dire comme elle : « Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole ». C’est beau de voir comme l’Esprit Saint nous guide dans cette commission. Il y a parmi nous des traducteurs qui ne sont pas croyants, il y a des traducteurs qui me disaient « Barbara, je cherche quelque chose de plus, j’ai besoin de Dieu! » et c’est par les JMJ que nous nous retrouvons tous liés, enfants du même Dieu. J’ai réalisé que mon rôle n’était pas de traduire des mots, mais de laisser Dieu toucher les cœurs à travers ce langage d’amour.
      Quel message avez-vous pour les pèlerins qui viendront de France pour les JMJ ?
      À tous les pèlerins français, je voudrais dire que votre pays porte une grande richesse culturelle et historique, les racines de la tradition de la foi. Votre pays et les autres pays d’Europe ont évangélisé nos grands-parents. Aux JMJ on peut partager tout cela. La vie de chacun de vous est un cadeau, elle porte une richesse qui fait la différence. Les JMJ sont une occasion unique pour mettre en commun tout cela, la rencontre est indispensable pour que nous apprenions tous les uns des autres. En tant que jeunes du monde, Dieu veut nous unir dans une seule famille : aux JMJ nous sommes un seul cœur, tous frères et sœurs. Les JMJ sont le cri de paix que le monde a oublié, ce cri d’Espérance que certains ont perdu, un endroit où chacun peut faire l’expérience de la rencontre personnelle avec Dieu, notre Père qui nous aime infiniment.
      Ces JMJ auront lieu au cœur de l’Amérique Latine, au Panama, pays d’un peuple accueillant au grand cœur, d’une Église qui tire sa force de sa Joie et de sa simplicité. Nous vous attendons, tous les jeunes de France, pour vivre tous ensemble cette expérience d’amour, de paix, de fraternité, cette fête de la Foi ! Dieu vous bénisse.

      Équipe de traduction du comité JMJ de Panama


      sujet : JMJ Journées mondiales de la Jeunesse, jmj panama

    • Prière pour la France

      Prier pour son pays, prier pour ceux qui le gouvernent est une tradition dans l’Église, mais cette prière est toujours ouverte à tous les hommes, à l’universel. C’est pourquoi, l’apôtre saint Paul écrit :

      « J’encourage, avant tout, à faire des demandes, des prières, des intercessions et des actions de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme, en toute piété et dignité. Cette prière est bonne et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la pleine connaissance de la vérité » (1 Tim 2,1-4). Dans cette esprit, l’Église offre les trésors de sa prière notamment lorsqu’elle invite à intercéder pour les chefs d’État le Vendredi Saint dans la belle et profonde Prière universelle ; ou encore lorsqu’elle célèbre la Messe pour intentions et circonstances diverses. La prière qui suit s’inspire de ces traditions de l’Église :

      Dieu qui veille sur notre monde,
      regarde le pays où tu nous as donné de vivre :
      accorde à tous ses habitants de rechercher le bien commun,
                  qu’il y ait parmi nous plus de justice.
      Que ceux qui exercent le pouvoir dans notre pays,
      le fassent avec sagesse,
      toi, Père, qui porte au creux de tes mains le cœur des hommes,
                  et garantis les droits des peuples ;
      Et que sur la terre de France,
      placée sous la protection de la Vierge Marie dans le mystère de son Assomption,
      s’affermissent avec ta grâce
                  la sécurité et la paix,
                  la prospérité et la liberté religieuse,
      Et dans le monde entier plus de bonheur et de paix.
      Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.
      Amen.


      sujet : a la une, église, France, prière, saint Paul

    • Le pape François confirme sa visite au Panama

      Le Saint-Siège a annoncé hier, que le Pape François a accepté l’invitation du Gouvernement et des Évêques panaméens, et visitera ce pays d’Amérique centrale, du 23 au 27 janvier 2019, à l’occasion des XXXIV Journées Mondiales de la Jeunesse.
      « Cette annonce procure une immense joie à l’ensemble de l’organisation des JMJ, et nous sommes encouragés par la certitude que « Pierre » va venir officiellement au Panama et que ce sera le Pape François », a déclaré Mgr. José Domingo Ulloa Mendieta, Archevêque de Panama et Président du Comité d’Organisation Local (COL) des Journées Mondiales de la Jeunesse, Panama 2019.
      Durant la dernière visite ad limina des évêques panaméens au Vatican (avril 2017, lorsqu’il fut demandé au Pape François, si il confirmerait sa présence aux JMJ de Panama, le Saint-Père a répondu en souriant: “ne vous inquiétez pas, Pierre ira”.
      Enthousiasme
      Monseigneur Ulloa a présidé une cérémonie spéciale à l’Archevêché pour communiquer l’annonce officielle de la visite du Saint-Père, accompagné par le Président de la République du Panama, Juan Carlos Varela, et par le Nonce Apostolique du Saint-siège dans le pays, Son Excellence Monseigneur Miroslaw Adamczyk.
      « Cette confirmation du Pape souligne que les JMJ sont un projet de pays, dont l’Église et l’État sont responsables, et c’est pourquoi nous devons travailler ensemble pour qu’elles produisent de bons fruits pour la nation et pour le monde », a ajouté l’Archevêque.
      Monseigneur Ulloa a souligné que “les JMJ sont l’un des méga-événements de l’Église Catholique, qui montre le meilleur visage de la jeunesse du monde, et c’est seulement par la foi que nous pouvons comprendre que de grandes masses puissent produire un environnement chrétien, chaleureux, jovial, sympathique, avec des gens qui ne se connaissent pas; des gens qui partagent comme des frères et sœurs sans avoir de langue ou de culture commune”.
      Le président Juan Carlos Varela dit se sentir très honoré de recevoir l’un des plus hauts guides spirituels du monde. Il a ajouté que les JMJ 2019 ne sont pas seulement celles du Panama, mais de toute l’Amérique Centrale, et qu’elles recevront le total soutien du gouvernement, ainsi que l’hospitalité et le cœur du peuple panaméen.
      Une attention particulière sera donnée en matière de sécurité, de santé, de services d’urgence et de logistique car elles représentent un événement majeur et historique pour le pays, a confirmé le Président Varela.
      Les axes de la visite
      L’Archevêque a indiqué qu’au cours de son séjour, en plus de participer aux célébrations principales des Journées Mondiales de la Jeunesse, « le Pape François consacrera la Cathédrale, la Basilique Santa Maria la Antigua située dans le centre de la Vieille ville », un monument d’époque coloniale, édifiée il y a plus de 220 ans, qui a été l’objet d’une restauration complète avec le soutien du secteur public.
      « Ce sera un moment très spécial pour notre Église locale, au cours duquel nous allons réunir devant le Vicaire du Christ, tous les membres du clergé national, religieux et religieuses, les représentants des mouvements de laïcs, ainsi que les agents pastoraux de toutes les paroisses de l’Archidiocèse », a expliqué l’Archevêque Ulloa.
      Pour sa part, Victor Chang, Secrétaire Exécutif du Comité Local d’Organisation des JMJ a expliqué qu’il est prévu que le Saint-Père rencontre les évêques de l’Amérique Centrale, les autorités des trois pouvoirs de l’État, des représentants de la société civile et des dirigeants des différentes communautés de foi de Panama.

      Membres du COL
      À ce stade préliminaire de la conception de l’ordre du jour, la possibilité est également explorée que le Pape François aie un geste d’attention pour des jeunes qui vivent dans la misère et la maladie et qui, par leur situation, ne peuvent pas participer aux actes principaux.
      Il est prévu que le Saint-Père rencontre à huis clos avec un groupe représentant des jeunes venus des cinq continents, avec qui il dialoguera au sujet de leur vision du monde et de la foi. Les détails de l’ordre du jour du Pape François au Panama seront annoncés officiellement au mois de novembre de cette année.
      Lors de l’annonce de la visite du Saint-Père, Monseigneur Ulloa et le Président Varela ont présenté les membres de la commission qui coordonnera le voyage papal pour la partie panaméenne: Victor Chang, Secrétaire Exécutif des Journées Mondiales de la Jeunesse, un prêtre avec des études supérieures de liturgie, et un journaliste), et M. Roberto Zuñiga, directeur du protocole de l’État Panaméen.


      sujet : a la une, JMJ Journées mondiales de la Jeunesse, jmj panama, pape