Paroisse Saint Martin du Vignogoul

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Eglise catholique en France




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  • Site portail de l’Eglise catholique en France
    http://www.eglise.catholique.fr/

    Ce site officiel renvoie vers les diocèses, les services et les mouvements de l’Eglise catholique en France. Il diffuse des informations institutionnelles.


    • De Valence à Lourdes, en pèlerinage ensemble

      Cinq familles migrantes ont participé au pèlerinage diocésain à Lourdes cet été. Annick Abrassart, déléguée diocésain témoigne.

      Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence, avec le service des pèlerinages, a souhaité cette année associer un groupe de familles au pèlerinage diocésain à Lourdes. Très vite, il a été demandé à la Pastorale des Migrants et des Réfugiés de proposer cette démarche à des familles de réfugiés.
      La proposition a été faite à trois familles irakiennes catholiques ; deux familles accueillies par un collectif paroissial à Nyons, et une famille accueillie par une association « Noun Cœur de Drôme » à Romans. Les parents, les enfants les plus jeunes (dont un bébé de 5 mois) ont donc rejoint le groupe familles. Les jeunes adultes irakiens eux, ont rejoint l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes du diocèse, auprès des malades. Cela nous semblait important qu’ils vivent ce pèlerinage avec des jeunes de leur âge.
      Le groupe formé d’une cinquantaine de personnes était logé à la Cité Saint-Pierre du Secours Catholique. Un programme particulier était proposé : faire connaissance, marcher sur les pas de Bernadette, un après-midi à Bartrès auquel Mgr Michel a participé (Avons-nous mis Dieu dans la vie de nos enfants ? Pourquoi ? Comment ?). A chaque fois, c’était l’occasion de partager avec les familles irakiennes nos vécus, nos traditions. Ensemble, nous sommes allés à la messe internationale, à la messe à la Grotte, temps de prière privilégiés comme lors de la veillée quand les familles irakiennes ont dit le Notre Père en Araméen.
      Comme une famille
      Il ne faut pas oublier les temps conviviaux, les marches pour rejoindre le sanctuaire, les veillées animées à la guitare, les ateliers qui ont permis aux enfants de fabriquer des objets qu’ils ont eu la joie d’offrir aux malades ; les parties de foot : les jeunes irakiens sont très forts ! Au fur et à mesure, des liens se sont créés, des clichés se sont estompés. Les témoignages ont permis de réaliser la réalité du vécu de ces familles qui demandent l’asile.Tous ces événements ont été vécus « ensemble » et c’est bien ce mot qu’il faudrait retenir. Comme l’a si bien dit Raad : « On est contents d’avoir pu participer à la messe, aux activités, je sens que tout le groupe est comme ma famille ».


      sujet : Diocèse de Valence, Lourdes

    • Des réfugiés accueillis à la Mie de Pain dans le 13ème arrondissement de Paris

      Armelle Hérouard, est responsable Communication Vicariat pour la Solidarité. Dans le diocèse de Paris a été crée un réseau de proximité par les paroisses du 13ème arrondissement. Zoom sur ces initiatives.

      En février 2016 et à l’initiative de la Conférence Saint-Vincent-de-Paul (SSVP) de la paroisse Sainte-Rosalie, a été créé un réseau de proximité des paroisses chrétiennes (Sainte-Rosalie, Saint-Hippolyte, Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles et Saint-Albert-le-Grand)  pour accueillir et accompagner les migrants hébergés au Refuge de La Mie de Pain : enseignement du français, repas festifs, sorties culturelles  et sportives, aide à la recherche d’emploi… autant de moments fraternels pour faire connaissance et se divertir.
      Le 29 mars dernier, vingt jeunes migrants très enthousiastes ont pu assister au Stade de France à un match amical de football de la France contre la Russie. Ils ont été ravis d’être les supporters de l’équipe de France et de chanter la Marseillaise pour un soir.
      Les communautés paroissiales se sont également mobilisées pour monter un projet de logement pour ceux qui ont le statut de réfugié et un projet d’insertion en Ile-de-France.
      Cette mobilisation a porté ses fruits : 3 studios ont été trouvés et financés par 130 donateurs pour loger Samba, Samuel et Abdullah, réfugiés statutaires, avec le soutien de l’association d’intermédiation locative Solidarités Nouvelles pour le Logement de Paris (SNL-Paris). Les personnes donatrices proviennent principalement des paroisses locales mais dix-huit d’entre elles n’y sont pas rattachées, qu’il s’agisse de membres du groupe SNL du 13ème arrondissement, ou bien de parents ou d’amis habitant parfois loin de Paris.
      Une dizaine de projets analogues de logement pour les réfugiés ont vu le jour dans les paroisses parisiennes ces derniers mois, en combinant une mobilisation solidaire de donateurs paroissiaux et d’autres associations spécialisées dans l’intermédiation locative à vocation sociale.


      sujet : a la une, Diocèse de Paris

    • Le diocèse de Nice mobilisé avec le programme « Welcome » du JRS

      Monseigneur André Marceau, l’évêque de Nice a chargé la Pastorale des Migrants du diocèse d’organiser un programme d’accueil des réfugiés : ce sera « Welcome » du Service Jésuite des Réfugiés (JRS).

      Cet appel du Pape a été reçu de manière assez inégale dans les paroisses de notre diocèse. Certaines (assez peu) se sont immédiatement mobilisées et ont créé une véritable dynamique d’information et de sensibilisation autour de cet appel. D’autres ont fait l’inventaire des lieux disponibles et des capacités d’accueil qu’elles avaient. Quelques-unes se sont lancées dans l’accueil mais sans cadre précis. Les sanctuaires et les communautés religieuses ont réfléchi à comment répondre à cet appel sans s’écarter de leur mission propre.
      Un cahier des charges précis
      Devant cette dispersion et pour répondre de manière efficace, l’évêque de Nice, Mgr André Marceau, a, dès octobre 2015, chargé la Pastorale des Migrants du diocèse d’organiser un programme d’accueil des réfugiés. Il nous a paru important, avant de lancer ce programme d’accueil, de bien connaître les réalités humaines, juridiques et locales de l’hébergement des migrants afin de pouvoir y répondre en conséquence. Un long travail de consultation des instances locales, d’information et de formation juridique, d’étude des expériences tentées sur le diocèse et ailleurs, de recensement des possibilités diocésaines, nous a permis de définir de manière précise un cahier des charges.

      S’appuyer sur une structure existante pour bénéficier de son expérience.
      Agir en réseau et non de manière isolée, que ce soit au niveau de la Pastorale des Migrants ou des structures d’accueil.
      Travailler en lien avec les instances préfectorales pour agir en toute transparence et connaissance des personnes accueillies.
      Définir les conditions de l’hébergement en terme de lieu, de temps.
      Préciser l’implication de la Pastorale des Migrants, des structures d’accueil dans l’accompagnement personnel, médical, juridique des personnes accueillies.

      Notre choix s’est naturellement porté sur le programme « Welcome » du JRS (Service Jésuite des Réfugiés) qui correspondait le mieux à ce cahier des charges et à nos possibilités.
      Après un travail d’information des communautés paroissiales, bien soutenu par Welcome France et par l’appel du Pape qui a créé une véritable dynamique, les premiers accueils ont commencé début novembre 2015.
      Un autre signe fort de notre évêque pour soutenir ce programme d’accueil a été de nommer un diacre, nouvellement ordonné, coordinateur du programme Welcome pour le diocèse. Cette nomination a permis un vrai développement des réseaux et des capacités d’accueil.
      Les acquis de cette action 
      Un vrai partage et un vrai échange entre les familles et les migrants ; le témoignage que l’accueil est possible et qu’il est un enrichissement.

      L’engagement des familles.
      Leur confiance quand elles laissent les clefs de leur maison à des inconnus.
      Ce qu’elles disent elles-mêmes de ce qu’elles ont vécu dans l’accueil.
      Les barrières de la peur qui tombent dans la rencontre de l’autre.
      La dynamique qui se crée dans certains endroits autour de l’accueil d’un demandeur d’asile.
      Des rencontres sont régulièrement organisées qui réunissent demandeurs d’asile, familles d’accueils, animateurs et tuteurs. Rencontres de partage et d’échange toujours fructueuses, très fraternelles et joyeuses.
      Ces accueils initient nombre d’actions : sorties, visites, repas à l’initiative des familles ou des migrants, etc.

       En conclusion

      L’accueil se développe malgré les tensions dues à la situation géographique du diocèse.
      Les migrants sont des hommes debout prêts à aller de l’avant.
      L’accueil est un enrichissement pour tous mais n’a pas encore créé de véritable dynamique dans les paroisses qui, du fait du climat politique de notre diocèse, restent réservées pour promouvoir et développer l’accueil Welcome. Mais nous comptons beaucoup sur les témoignages des accueillants et des accueillis pour changer les regards et les cœurs sur l’accueil de l’étranger.

      Welcome en chiffres (au 30 juin 2017)
      Nombre de demandeurs d’asile accueillis : 30
      Nombre de familles d’accueil : 48 dont 3 communautés
      Nombre de nuitées : 3.617
      Nombre d’animateurs : 6
      Nombre de tuteurs encadrants : 11


      sujet : a la une, Diocèse de Nice, jésuites, Mgr André Marceau

    • Une association pour accompagner les réfugiés dans le diocèse de Nevers

      Un groupe de chrétiens préoccupés par la situation des migrants, déboutés et primo arrivants, a créé, en décembre 2014, l’Association Catholique Nivernaise d’Aide aux Migrants (ACNAM) avec l’aide du Père Jean Baffier, délégué diocésain.

      Un dépliant fut mis à disposition des communautés chrétiennes. Dans plusieurs localités rurales, des équipes d’accompagnement des personnes hébergées – par et aux frais de l’ACNAM – permettent d’assurer les ressources alimentaires, les déplacements, les multiples démarches… Elles rassemblent des individus et des associations diverses, qui ne se rencontraient pas et s’unissent désormais pour l’action.
      Occasion de belles rencontres, d’enrichissement mutuel et d’amitiés entre personnes d’ici et d’ailleurs. On donne et on reçoit beaucoup. Les bénévoles assurent les médiations nécessaires avec les autorités et obtiennent des résultats. Le partage des difficultés fait trouver des solutions !
      Ainsi, à Ouroux, en Morvan, Manda, réfugiée mongole déboutée, est hébergée avec sa fille de 5 ans par un couple de retraités. Des gens gardent la fillette après l’école quand la maman travaille. Nos démarches et l’intervention du député ont permis qu’elle ait une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Elle va au CFPPA (Centre de formation professionnelle pour adulte) avec une voiture sans permis, grâce au soutien financier de l’équipe. Elle a pu faire des stages comme aide à domicile « avec d’excellents retours ». Elle a un emploi saisonnier à l’Hôtel de la Poste. Elle suit des cours de peinture dans une association, et prépare un repas mongol pour 30 personnes. Ses papiers seront-ils renouvelés ?
      De même, à Montsauche, un couple arménien de plus de 60 ans et leur fils de 40 ans sont hébergés et en voie d’insertion par le travail, grâce à la solidarité : un paroissien a fourni la voiture et le collectif a payé carte grise et assurance. Ce dernier a un contrat de 4 mois pour l’entretien des Chemins de G.R. Et le collectif se démène pour qu’elle, couturière de métier, puisse créer son activité comme auto-entrepreneur.


      sujet : a la une, Diocèse de Nevers

    • L’ACLAAM : une cellule diocésaine d’accueil des migrants dans le diocèse de Lyon

      A travers son président, André Blandin, cette cellule diocésaine anime le réseau des équipes paroissiales à travers la mise en place de services communs, des formations et la mutualisation des expériences.

      En septembre 2015, plusieurs paroisses du diocèse de Lyon accueillaient déjà des migrants, en particulier à la suite d’expulsions de camps de Roms… Une « Coordination Urgence Migrants », rassemblant diverses associations confessionnelles ou non, avait d’ailleurs été créée, dès le printemps 2014, à l’initiative du Père Bruno-Marie Duffé 1, pour loger et accompagner ceux qui avaient été laissés à la rue.
      L’appel du Pape, relayé par le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a eu un double effet : il a été une reconnaissance et un encouragement pour tous ceux qui accueillaient des migrants et il a incité de nombreuses paroisses à faire de même… Il est apparu très vite nécessaire de soutenir les paroisses dans la triple démarche de cet accueil : héberger, accompagner au quotidien pendant des mois, voire des années, et acheminer vers l’intégration en facilitant l’accès à la langue et à l’emploi.
      Ainsi est née la « Cellule diocésaine d’accueil des migrants », transformée en association sous le nom d’ACLAAM. Son premier objectif est l’animation du réseau des équipes paroissiales par la mise en place de services communs, de formations et de rencontres conviviales (trois journées réunissant de 150 à 200 personnes en deux ans), de mutualisation des expériences. Il s’agit aussi de trouver des partenaires (Habitat et Humanisme, Alynéa) et de signer avec eux des conventions aussi bien pour l’intermédiation locative que pour aider dans l’accompagnement social des familles.
      111 familles accueillies
      Actuellement, sur les 91 paroisses du diocèse, 55 hébergent des familles, une dizaine s’y préparent, ce qui représente 111 familles accueillies, près de 480 personnes… Les situations administratives et les origines sont diverses : plus de 40 % viennent des Balkans tandis que 30 % sont réfugiés irakiens ou syriens. Les difficultés ne manquent pas, et pourtant un nouveau chemin est en train de s’ouvrir. Même si dans le contexte actuel du phénomène migratoire, notre action peut paraître bien modeste, des étrangers sont accueillis, des souffrances soulagées… Lorsque les migrants ne sont plus un problème de statistiques anonymes mais des personnes rencontrées et reconnues, avec leurs atouts et leurs inévitables limites, alors l’humanité grandit et l’Evangile est annoncé.2
      1 Nommé au mois de juin 2017 Secrétaire Général du Dicastère pour le développement humain intégral.
      2  Eglise à Lyon, février 2017.


      sujet : a la une, Diocèse de Lyon, migrants

    • La Solidarité Saint-Martin à l’œuvre dans le diocèse de Grenoble-Vienne

      Avec l’aide de Jean-François Mathieu, l’association Solidarité Saint-Martin (SSM) dans le diocèse de Grenoble-Vienne accompagne les initiatives locales en structurant les projets.

      L’association Solidarité Saint-Martin (SSM) a été créée en décembre 2014 pour aider et soutenir les personnes en situation de détresse. La première action de SSM a été de créer un logement d’accueil d’urgence où sont accueillies cinq personnes isolées (principalement des migrants) en semaine de 18h30 à 8h30 le lendemain. Ces personnes sont envoyées par le Secours Catholique et un repas chaud leur est servi le soir par une quarantaine de bénévoles.
      SSM a entendu avec une sonorité particulière l’appel du Pape et s’est organisée pour accompagner les initiatives répondant à cet appel au sein du diocèse de Grenoble-Vienne. SSM accompagne les initiatives locales (dans chaque paroisse qui désire accueillir une famille de réfugiés) en structurant le projet, en accompagnant administrativement le comité local (bail, assurance, reçus fiscaux) et en mettant en réseau les différents comités. SSM fonctionne en étroite collaboration avec le Service « Diaconie et Soin » du diocèse.
      Au 1er juin 2017, 37 personnes migrantes en provenance d’Afrique sub-saharienne, d’Europe de l’est et du Moyen-Orient étaient hébergées par SSM.
      A Meylan (agglomération de Grenoble), une famille d’Alep (Syrie) composée d’une mère et de ses trois enfants (20 à 25 ans) est accompagnée depuis mars 2016. Le père a pu les rejoindre en novembre 2016 et va obtenir son statut de réfugié. Toute la famille, de confession musulmane, a appris le français et les trois enfants suivent maintenant des cours à l’université (français, anglais, ingénieur). La recherche d’un emploi est maintenant la clé de leur intégration.
      A Renage (25 km de Grenoble), une famille du Congo Kinshasa composée d’une mère et de ses quatre enfants (3 à 9 ans) est accompagnée depuis novembre 2016. Ils ont actuellement le statut de demandeur d’asile. Les enfants sont scolarisés à Renage.
      Dans les deux cas, ces familles sont très appréciées de leur entourage et des bénévoles qui reçoivent finalement plus que ce qu’ils donnent.


      sujet : a la une, Diocèse de Grenoble-Vienne

    • Welcome Fontenay, un toit avant l’OFPRA dans le diocèse de Créteil

      En complément de « Welcome 94 », monté avec le Service Jésuite des Réfugiés (JRS) et qui mobilise familles et congrégations religieuses dans le diocèse, une cellule spécifique à la ville de Fontenay a été créée. Mary Gorgette, responsable de la Pastorale des Migrants témoigne.

      Tout demandeur d’asile en France est convoqué pour un entretien personnel à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), à Fontenay-sous-Bois (94). Si une personne doit venir de province pour un rendez-vous à 9h, il vaut mieux passer la nuit précédente en Ile-de-France. Parfois les personnes ont besoin d’être accueillies à la gare ou accompagnées pour prendre les transports.
      Une équipe d’accueil ponctuel à Fontenay-sous-Bois répond à ces besoins. Soutenue par l’équipe Pastorale du secteur, « Welcome Fontenay » regroupe 18 foyers pouvant héberger et accompagner, 5 foyers pour l’hébergement seul, 3 personnes pouvant accompagner, et 1 personne pouvant traduire l’arabe.
      Les antennes diocésaines du Secours Catholique, du Service Jésuite des Réfugiés (JRS) et de la Pastorale des Migrants orientent les demandeurs d’asile vers François et Martine Demaison, coordinateurs de « Welcome Fontenay ».Ce service peut paraître tout simple, mais il n’est pas que matériel : dans un moment important pour le demandeur d’asile, il reçoit un peu de chaleur, ce qui est bien plus qu’une chambre d’hôtel.


      sujet : a la une, Diocèse de Créteil, jésuites

    • Des associations pour répondre à l’appel du Pape dans le diocèse de Bordeaux

      La création d’associations et de partenariats œcuméniques caractérisent la réponse du diocèse de Bordeaux. Patrice Vincey, délégué diocésain s’exprime sur ces initiatives.

      Une première association, « Accueil des chrétiens d’Orient en Gironde », avait été créée en mars 2015 pour accueillir et accompagner les chrétiens d’Orient persécutés cherchant refuge en France. Une quinzaine de familles sont ainsi actuellement accompagnées dans le diocèse de Bordeaux. Un partenariat récent avec les Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC) a permis de trouver un emploi pour deux des chefs des familles concernées.
      En réponse à l’appel du pape François, la Pastorale des Migrants du diocèse de Bordeaux a créé, en décembre 2015, une seconde association – « Bienvenue aux réfugiés en Gironde » – destinée à accueillir et accompagner les réfugiés et les migrants, sans distinction de confession ou d’origine. Cette dernière association qui, bien qu’encore très modeste mais en réseau avec d’autres associations s’occupant de migrants, a récemment intégré un collectif local initié par l’ASTI, destiné à héberger temporairement les Mineurs Isolés Etrangers non hébergés par l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), comme le fait « Welcome Bordeaux », pour les demandeurs d’asile n’ayant pas encore de place en CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile).
      Dans le cadre des « couloirs humanitaires » mis en place récemment, la Pastorale des Migrants prévoit d’accueillir, en septembre prochain, une famille de réfugiés du Moyen Orient, dans un appartement du diocèse situé à Mérignac. Une équipe d’une quinzaine de personnes est déjà constituée à cet effet.
      Une des particularités de ces deux associations est de s’associer en partenariat avec nous frères protestants (association Aproguyenne, Diaconat de Bordeaux…) mais aussi avec les associations, qu’elles soient laïques ou confessionnelles, ainsi qu’avec les pouvoirs publics, qui leur réservent généralement une écoute et une attention bienveillantes.


      sujet : a la une, Diocèse de Bordeaux et Bazas, migrants

    • Des familles irakiennes à Ronchamp avec le diocèse de Belfort-Montbéliard

      Le père Maxime Roland, délégué diocésain narre le récit de la sortie à Notre-Dame du Haut d’une quarantaine d’Irakiens, grâce au groupe local de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), en juillet 2017.

      La campagne d’année de l’ACAT est centrée sur l’accueil des migrants. Le groupe de Belfort a proposé une journée de rencontre à 42 Irakiens chrétiens de Belfort. Tous sont venus : cette journée s’est déroulée le 2 juillet. Il a fallu trouver voitures et chauffeurs car Ronchamp est à 25 km de Belfort.
      Départ de Belfort à 9h, avec les adolescents, en direction de Ronchamp. Accueil par les sœurs Clarisses, et frère Fabrice, chapelain, pour un historique de la chapelle et du monastère, puis préparation liturgique. Parents et enfants ont quitté Belfort un peu plus tard. Célébration Eucharistique à 11h à la chapelle, lieu symbolique de la réconciliation France-Allemagne. Le chapelain avait demandé une participation aux chants, mais le Notre Père, prié en araméen par toutes ces voix puissantes, nous a porté vers Dieu.
      Après la messe, nos accompagnateurs nous conduisent à Clairgoutte, village proche où se trouve la maison d’accueil « Le Séquoia », ancien presbytère protestant. Dans la cour une grande tente est dressée, tables et chaises pour tous. Un repas convivial préparé par les familles pour tous les participants. C’est l’occasion de déguster de délicieuses spécialités irakiennes.
      L’après-midi, une balade dans les bois est animée par les jeunes. Retour à Séquoia, où deux pasteurs et un guitariste nous entraînent dans des chants bien rythmés. Cette joyeuse finale rend le retour aux voitures un peu mélancolique ! Sortir, prendre l’air, parler ensemble la langue maternelle, découvrir la région, vivre le pèlerinage, entendre l’histoire de ce lieu : Notre-Dame du Haut, une chapelle détruite en 1913 par un orage, reconstruite, bombardée en 1944 par les armées allemandes et françaises ; et la volonté du diocèse de Besançon de confier sa reconstruction, dans les années 60, à Le Corbusier, architecte suisse très connu, d’origine protestante. Site classé aujourd’hui au patrimoine de l’Unesco. C’était une super journée.


      sujet : chrétiens d'Orient, Diocèse de Belfort-Montbéliard, irak

    • Migrants : message de Monseigneur Colomb pour les deux ans de l’appel du Pape

      Monseigneur Georges Colomb, évêque de La Rochelle et de Saintes, responsable de la pastorale des migrants pour la Conférence des évêques de France témoigne deux ans après l’appel du Pape François à accueillir des réfugiés dans « chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère et sanctuaire. »

      Rappelons-nous ! Le 6 septembre 2015, le Pape François appelait «chaque paroisse, chaque communauté religieuse, chaque monastère et sanctuaire de toute l’Europe à accueillir une famille de réfugiés, à commencer par le diocèse de Rome». L’Écriture nous engage «persévérez dans l’amour fraternel, n’oubliez pas l’hospitalité, car c’est grâce à elle que quelques-uns, à leur insu, hébergèrent des anges ». Hébreux 13,3.
      L’Église exprime depuis longtemps sa sollicitude envers les migrants et les réfugiés, mais cet appel du Pape a donné une nouvelle ampleur à son engagement, et de nouveaux groupes se sont mobilisés pour faire vivre une « culture de la rencontre » qui s’oppose à l’indifférence et refuse l’impuissance.
      Le deuxième anniversaire de cet appel est lune bonne occasion de présenter quelques-unes des initiatives ecclésiales concernant les migrants dans  différents lieux de notre pays. Elles sont le reflet de centaines, voire de milliers d’autres actions, dans les grandes villes comme à la campagne dans de petits villages. Des communautés chrétiennes se sont engagées en mettant en commun leurs intuitions, leurs moyens, des chrétiens isolés et des hommes  de bonne volonté en on fait autant.

      Accueillir, promouvoir, protéger, intégrer..
      La diversité de ces témoignages montre bien que l’accueil est seulement le premier pas dans un processus plus large. Il s’agit  « d’accueillir », mais aussi de « protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés », comme le rappelle le message du Pape pour la prochaine Journée mondiale du migrant et du réfugié, publié le 21 août dernier. En beaucoup d’endroits, les initiatives mises en place ont permis aux migrants d’avoir un toit et de se sentir enfin en sécurité. Les propos d’un père de famille syrien l’attestent « C’est la première fois depuis sept ans que nous pouvons dormir sans peur ». La mobilisation pour un hébergement et des conditions de vie dignes s’est accompagnée de l’organisation de cours de français, de la scolarisation des enfants, de liens établis avec les clubs de sport, de soirées conviviales ou encore de sorties culturelles pour connaître la région d’accueil et se familiariser avec sa culture. Ces initiatives et de nombreuses autres intuitions ont créé un lien social parmi  les autochtones, notamment dans le monde rural, en réunissant autour d’un même projet des personnes qui ne se côtoyaient pas forcément dans la vie quotidienne. Cette solidarité envers les Migrants a bien sûr suscité un esprit de vie fraternelle entre autochtones et étrangers accueillis. De nombreuses actions ont montré l’intérêt et les bienfaits des petits projets, initiés par quelques personnes pour un petit nombre de réfugiés accueillis. Ces microprojets ont  favorisé  une rencontre significative  entre les personnes au plan humain et parfois au plan spirituel.
      Un nouvel ordre international fondé, non sur la conquête, mais sur la charité la charité !
      L’Église s’est mobilisée pour tous les migrants, quelle que soit leur religion. Parmi ces frères et sœurs accueillis,  les chrétiens représentent une minorité, mais une minorité riche de ses particularités, non seulement ethniques, linguistiques, mais aussi rituelles,  car la plupart des migrants chrétiens appartiennent  à d’autres confessions ou sont des catholiques de rite melkite, maronite… C’est une chance pour notre Église en France, car les chrétiens qui ont grandi dans d’autres cultures que la nôtre apportent leur contribution à notre annonce de l’Évangile (cf. Joie de l’Evangile, N° 116).
      Quant à nos frères et sœurs d’autres religions, notamment les  musulmans, notons qu’ils se dirigent vers l’Europe, continent héritier de la tradition chrétienne.  Ce phénomène migratoire dont les principales causes sont la pauvreté et la guerre constitue bien sûr un grand défi pour notre Église aujourd’hui. Ne manquons pas le rendez-vous de la charité tout en respectant le travail de nos partenaires de la société civile et de l’état. Ne minimisons pas les difficultés que cela représente pour nos gouvernants et  gardons-nous de donner des leçons de morale. Toutes ces initiatives ont permis que l’accueil et la rencontre tracent un chemin pour avancer ensemble dans une diversité réconciliée. La dignité de chaque personne et la richesse de chaque culture sont reconnues.
      Dans « Politique et société » (entretien avec Dominique Wolton), le pape François croit que l’Europe est capable d’intégrer les personnes accueillies. Il nous rappelle que, au plan existentiel, du fait de notre foi, nous sommes tous des migrants et que avant le droit d’émigrer, il y a le droit de ne pas émigrer dont parlait le pape émérite Benoît XVI. Pour cela, il faut trouver dans les pays de migration des sources de création d’emploi et savoir y investir. Le pape l’a répété aux nations Unies et au Conseil de l’Europe.
      Le phénomène migratoire d’une grande ampleur auquel nous assistons de nos jours donne une mission à l’Europe qui a déjà relevé tant de défis. Le pape parle de sa situation démographique catastrophique et nous avertit « l’Europe peut perdre le sens de sa culture, de sa tradition. Pensons que c’est le seul continent à nous avoir donné une aussi grande richesse culturelle. L’Europe se retrouvera en retournant à ses racines et en cessant d’avoir peur de devenir l’Europe mère».  Ainsi le phénomène  migratoire invite l’Europe à la grandeur d’âme. Relevons le défi que l’ordre international demain repose non sur la conquête mais sur la charité !
      + Georges Colomb
      Évêque de la Rochelle et Saintes


      sujet : a la une, église, Mgr Georges Colomb, migrants, pape